La complète comme :

Comme la galette de blé noir, oeuf, jambon, fromage,

Bretagne oblige !


Comme l'édition complète de nos aventures familiales.


Moi, la fée Viviane, m'en vais vous narrer notre instruction en famille.

Jeudi 5 juillet 2007

Et me voilà en pleurs ! De bons gros sanglots de soulagement .

La tension de toute cette année hantée par l’épée de Damoclès que représentait le brevet retombe. Je peux faire, maintenant, une petite annexe à la FSE de ce mois-ci à laquelle je n’ai pu participer. Et oui, la responsabilité des parents et la non-sco, je mesure là comme cela me pèse.

On m’attendait au tournant avec ce brevet ! Qui cela « on »? Tout le monde, personne, moi-même peut-être aussi. Premier examen, premier bilan visible du bien fondé de notre choix. (des bilans, il y en a eu d’autres mais ils ne sont pas si visibles et si directement liés aux yeux des autres, il faut y réfléchir : savoir lire, des attitudes, des comportements, des contrôles pédagogiques positifs...) Le succès à un examen national (si facile soit-il) est une preuve irréfutable maintenant que nous n’avons pas compromis les études de nos chers bambins avec nos idées bizarres...avec mes idées bizarres !

Elles sont loin d’être finies ces études, bien sûr, mais, bugale 1er a réussi à coller à ce qu’exige l’Education nationale, malgré des choix pédagogiques assez éloignés de la norme.

Si il avait échoué, tout me serait retombé sur les épaules, alors que lorsque les enfants fréquentent un établissement scolaire, on peut toujours pester contre les profs, le collège, le programme, l’enfant lui-même qui n’a pas fait ce qu’il fallait. Dans notre cas comment se dédouaner sur l’enfant, alors que l’on a la possibilité de l’accompagner au quotidien ?

Je m’étais préparée, dans le cas où il ne l’aurait pas, (à y survivre ;-D) a ne pas tout prendre sur les épaules, mais je savais que ce serait dur.

 

Voilà, il l’a, je suis fière de lui, de nous, de tout ce travail depuis 12 ans   ]tout en sachant que ce résultat est loin d’être l’ essentiel, mais qu’est-ce que c’est confortable].

Par laféeViviane - Publié dans : Farandole sans école
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Jeudi 5 juillet 2007

Avec Mention : Assez bien,

Il a cartonné en Français 34 sur 40 avec 13/15 en rédaction et  21/25 en dictée-question. Un petit peu plus que la moyenne enMaths, histoire-géo.
Les options sont moins bien, juste la moyenne en Anglais (sic) et en musique (resic)...et 8,5/20 en science et vie de la terre.

J'suis contente...il pleut toujours dehors, mais dedans il y a du soleil ce soir !

Par laféeViviane - Publié dans : lacomplete
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Jeudi 5 juillet 2007

DNB

Bugale 1er ne perd pas le nord. Après avoir constaté que l'essentiel des candidats libres qui passaient le brevet avec lui étaient des jeunes en seconde qui l'avaient raté l'année dernière :

"Si je ne l'ai pas cette année, maman, tu sais, je le repasserais l'année prochaine...c'est pas si grave "

Voilà ! prends en de la graine, ma petite Maman, au lieu de stresser !

Résultats ce soir, 17 heures.

Par laféeViviane - Publié dans : homeschooling au fond du lac
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Mercredi 4 juillet 2007

Ce matin me trottait ces quelques vers de Verlaine, Il pleure dans mon coeur, comme il pleut sur ma ville.....J'ai eu envie d'aller relire la suite.

Il pleure dans mon cœur              Paul Verlaine

 

 

 

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine.

Ah ! oui, si le début correspond assez bien à mon état et à celui du ciel ici, la suite ne correspond plus. Le chagrin et la langueur qui m'habite, je l'identifie très bien, trop bien. Mon deuil n'est pas sans raison. Et la pire peine n'est pas de ne savoir pourquoi, mais de trop bien me savoir sans amour.

J'veux du soleil dehors et dans mon coeur !

Sur ces paroles bien tristes, je m'en vais jardiner : désherber , c'est à dire, faire  du ménage dans mon jardin arracher et jeter ce qui ne me convient pas...et puis je ferais de même dans ma maison....ce sont juste de petits entrainements pour faire la même chose dans ma vie

Par laféeViviane - Publié dans : la dame du lac
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Lundi 2 juillet 2007

Mois de juillet chez nous, rime avec terre dure, impossible à travailler, donc arrêt des travaux de jardinage. Après l'opulence des mois de juin et mai, les plantes sèchent un peu, leur floraison se fatigue, rares sont celles qui fleurissent au plein coeur de l'été. Mais cette année, avec la pluie incessante depuis deux mois, la terre est meuble et bonne à travailler et tout pousse à vive allure. Si bien que malgré le grand ménage du jardin fait avec bugale 2nd et 3ème au mois d'Avril, et bien c'est bon à refaire....jardin genre forêt vierge chez nous.

Ce grand ménage de printemps était un défi de Bugale 3ème, qui m'avait dit : "tu sais Maman, si on s'y met tous les trois, chaque matin, en une semaine, tout le jardin sera très beau ". Malin ce petit, à la place de l'école s'activer dans le jardin lui semblait sympa !

Je l'ai pris au mot, et nous sommes donc sortis tous les matins à 9 heures pour nos séances de désherbage et de taille. Au bout d'une heure, les deux marmots ont déchanté...c'était finalement pas si palpitant que cela de désherber ! Il m'a fallu des tonnes d'imagination et de patience pour leur réserver les travaux les moins rébarbatifs, et pour me prêter aux jeux qui les motivaient (genre désherber en inventant des publicitées !). La séance s'abrégeait rapidement au bout de deux heures...mais trois semaines plus tard nous avions fini de désherber ce jardin qui est aujourd'hui de nouveau envahi...et là ce sont les vacances, il ne faut pas que je rêve trouver de l'aide chez mes apprentis jardiniers.

Ils ont tout de même appris quelques notions de jardinage et la persévérance !

[Les photos sont du mois d'Avril, mais à part que les plantes ont quadruplé de volume, et que notre tenue est juste un peu plus légère, le temps ressemble tout à fait à celui des photos :-( j'veux du soleil ]

Par laféeViviane - Publié dans : Fleurir les bords du lac
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Vendredi 29 juin 2007

Me voilà à mon tour taguée par Mémère, alors je me prête au jeu, même si pour le moment je ne sais absolument pas qui taguer.

La règle : Le tagué doit écrire sur son blog  7 indiscrétions, 7 confidences à son propos, ainsi que ce règlement. Il devient ensuite tagueur et doit taguer 7 autres personnes et les énumérer sur son blog. Il laisse alors sur leurs 7 blogs, un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire son blog.

  1. j’ai rajeuni de 10 ans, mardi...un peu de patience dans quelques temps, je vous dévoile mon secret
  2. J’ai des points communs avec Mémère, et certaines autres bloggueuses homeschooleuses : je suis nulle en paperasse, je déteste le téléphone (enfin appeler, car j’aime assez que l’on m’appelle), mais aussi le ménage
  3. J’ai un mal fou à me débarrasser de mes vieilles affaires, j’entasse, j’entasse et je n’arrive pas à me désencombrer. Les grands rangements sont toujours une épreuve pour moi, très dur pour mon moral. Souhaitez moi un bon été, car c’est au programme....
  4. Je ne sais pas nettoyer le poisson : un ami vient d’apporter des maquereaux tout frais pêchés, beurk, je dois me trouver une bonne âme pour le faire à ma place. Adolescente, ma mère a été alitée pendant un long moment, mes sœurs et moi avions pris en charge la maison et fonctionnons en faisant des tours, ménage et cuisine. Une fois que j’étais de cuisine, le poissonnier étant passé, il fallait nettoyer le poisson, j’ai échangé mon tour de cuisine avec une semaine de ménage, tellement je ne me voyais pas le faire....ça ne s’est pas amélioré !
  5. Je suis née un 25 janvier : alors selon la tradition en Bretagne, je passe le feu ! ( je ne trouve aucune trace de cette croyance, mais c’est ce que j’ai toujours entendu dire) et c’est vrai ! Y croient ceusses qui veulent, y croient pas ceusses qui veulent pas !

6.    Je sais très bien coudre et tricoter : j’ai appris très jeune la couture avec ma maman qui maîtrise bien le sujet, sa mère tenait une mercerie, sa sœur était prof de couture en collège technique. Petite, j’allais jouer à la marchande dans le magasin de ma grand-mère, et même si nous n’avions pas le droit de toucher à tout, quel bonheur c’était que tous ces boutons, ces pelotes de laines...le dimanche ma grand-mère nous donnait les petits sachets en papier à tamponner avec le tampon du magasin, et elle nous faisait des gaufres, nous adorions cela ! J’ai amélioré mes techniques de couture, lorsque au travail j’ai eu une collègue qui avait été petite main chez Chanel. La couture c’est  mon programme des prochains jours, car je l’avais mis entre parenthèses pour cause d’IEF intense et de travail associatif envahissant. J’ai toute une garde robe d’été à faire. Le travail en cours aujourd’hui : un petit top à fleurs !

7.  J’adore me baigner dans la mer, et je suis bien adaptée à notre Manche bien froide. Il m’arrive de commencer à me baigner en mars et finir fin octobre. Pas cette annéecar il me faut un bon niveau d’énergie pour y parvenir. Et là, le temps ne nous aide pas, si bien qu’à part quelques bains en avril dernier, je ne me suis pas encore baignée....je vais encore à la piscine pour compenser, mais je trouve de plus en plus dur de me baigner dans ce rectangle d’eau chlorée en compagnie de mes congénères...Je veux du Soleil !

Même si Mémère a déjà tagué l'essentiel de mes connaissances de la blogosphère qui ont aussi tagué les autres, enfin celles avec qui j'ai quelques relations,  il me reste au moins une personne à taguer : c'est la Princesse Petits Pois, pour le moment nous n'avons échangé que sur la pédagogie...

J'éditerai le post si je trouve quelqu'un d'autre à taguer !

 

 

Par laféeViviane - Publié dans : lacomplete
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Vendredi 29 juin 2007

J'assiste au découragement de mon grand bugale , qui au terme de ces deux journées d'examens se sent nul ! C'est venu graduellement au fil des épreuves. Après le français, il était content de lui. Un oubli bête en Histoire n'a pas eu trop de répercutions. Mais aujourd'hui, la fatigue aidant, chaque oubli-erreur-question difficile à traiter le fait douter de ces capacités. Gageons que la moyenne partout est préservée ! Encore un mode d'évaluation qui n'est pas adapté à la valorisation de l'individu.

Petit instantané, écrit dans la voiture, tandis que mon rôle ce mardi de passage de Brevet était uniquement de servir de chauffeur, et de supporter entre les épreuves ! Finalement, en fin de dernière épreuve, il était plutôt content. Il avait fini par discuter avec d'autres candidats, échangé son adresse MSN avec une fille et bien sympatisé avec le prof surveillant qui a fait tout ce qu'il a pu pour leur rendre l'examen plus agréable. Malgré la grande peur, il a tenu le coup, pas perdu tout ses moyens, expérimenté une nouvelle situation. Il trouve que cela le prépare bien pour le bac, comprend un peu mieux ce que j'ai exigé de lui cette année comme préparation à l'examen... Bref un moment riche d'enseignements, même si l'on s'en passerait. Plus qu'à attendre le 5 juillet pour les résultats et croiser les doigts !

Par laféeViviane - Publié dans : homeschooling au fond du lac
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Dimanche 13 mai 2007

Un peu désoeuvrée, je traîne sur la toile ce soir, et je saute de blogs en blogs....Arrive un blog à dominantes bleue et verte, qui traite d'IEF, avec un goût de quète du Graal (et un peu de fautes d'orthographes, oui Mémère, oui Pépite). Un peu en jachère depuis un mois....je le lis et je me dis qu'il me plait bien ce blog ! Il a juste un goût de déjà vu....Bah, oui ! Banane c'est le tien !
Cela fait tellement longtemps que je n'y ai pas mis les pieds que je le découvre avec un peu de recul, et que je prends plaisir à relire certains posts : et je me dis que j'aimerai le lire si ce n'était pas le mien.

Un peu d'autosatisfaction ne fait pas de mal !

Par laféeViviane - Publié dans : la dame du lac
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Dimanche 13 mai 2007

Pour cette 5ème farandole sans école, qui pose la question de l'aspect financier de la non-sco je reviens  à mon blog. Il fait assez moche aujourd'hui et je ne suis pas attirée vers l'extérieur et ce printemps qui me prend une grande partie de mon temps.
Deux réflexions sur le sujet qui traitent toute deux de deux aspects de la chose. Vous êtes prévenus, l'une des deux n'est pas vraiment optimiste.

L’un des aspects de l’IEF susceptible de peser sur le budget familial est le coût du matériel pédagogique.

Lorsque les Bugale étaient jeunes, j’étais très attirée par l’achat de beaucoup de matériel, et c’était assez frustrant de ne pouvoir tous les acquérir. L’offre est variée et attrayante, et plus je rencontrais de familles IEF plus je découvrais de matériel qu’il me semblait  intéressant de posséder. Je crois bien que l’offre a encore augmentée depuis la petite enfance de mes Bugale. A l’époque, il existait les réglettes cuisenaires, maintenant on a en plus le choix avec les attrimaths et les tangrams, et tout à sa raison d’être et est complémentaire. Pour le niveau du primaire, quantité de fichiers aux éditions Retz ou buissonnières me tentaient et me semblaient indispensables.

Mais je me suis rendue compte que dans la forme de notre IEF (apprentissages précoces puis apprentissages formels dans certaines mesures en ce qui concerne les maths et le français), il me fallait mieux me tenir à une  quantité raisonnable de supports. Finalement, beaucoup n’ont pas été utilisés de façon rentable vis-à-vis de leur valeur marchande. J’ai remarqué qu’au lieu de m’apporter une richesse, je me perdais dans une quantité trop importante de support avec l’impression de ne jamais aller au bout d’un « programme », l’impression d’une trop grande répétition des notions sous diverses formes avec une difficulté à les discriminer parmi les propositions. Cela entraînait une stagnation due à l’inquiétude de ne pas avoir tout fait, au lieu de suivre le rythme réel des Bugale et de leur faire confiance.

Depuis le niveau du collège, cette course au matériel pédagogique est terminée pour moi. De toutes les façons, il existe beaucoup moins de choses disponibles pour ce niveau ! Et poussée (ou tirée !) par mes jeunes ados, nous versons dans un côté moins formel, même si Bugale 1st prépare le brevet. D’ailleurs pour cette préparation nous avons choisi un support par matière et il s’y tient ; ce qui a permis d’établir un programme de travail plus rigide qui semble plus rassurant pour préparer un examen.

Les budgets principaux dorénavant sont la part consacrée aux livres (romans, bien souvent de fantasy), et celle consacré à l’accès à l’informatique (équipement conséquent en ordi et accès permanent à Internet).

J’imagine que dans une optique de unschooling, dans le but de mettre à disposition des enfants un environnement riche et varié, il doit être plus difficile de faire des choix et quelques fois frustrant de constater que certains supports coûteux n’auront jamais servi.

Plus l’on sera à pratiquer l’IEF, plus on pourra créer une « communauté » permettant des échanges de matériel, ce qui serait une aide évidente.Quelques fichiers très chers destinés à l’enseignement donnent un droit de photopiage pour une trentaine de copie, et permettent de réduire les coûts. Pour les adeptes de montessori, on peut fabriquer du matériel.

Bref, il faut être inventif et bien cerné ses besoins, j’espère que cette Farandole sans école va nous en apporter tout plein !

 

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Quand nos jumeaux sont nés, j’ai prolongé le long (because 3 enfants et naissance gémellaire) congé maternité par un congé parental bien mérité  (et bien payé !) durant lequel nous avons commencé la grande aventure de l’instruction en famille. A la fin de ce congé, nous avons décidé de poursuivre cette aventure et je n’ai pas repris d’emploi.

Je ne me souviens plus si la décision a été prise après moult discussions et force de calculs pour voir si le budget familial le permettait, mais je suppose que oui !

Il était donc convenu que l’Enchanteur pourvoirait la famille en argent et que je prenais en charge l’instruction des Bugale. Rien de bien original, ni révolutionnaire (si l’on excepte l’IEF) dans notre couple. Il faut dire que l’Enchanteur a un salaire de fonctionnaire, un salaire moyen au début, certes et qui ne promet pas une fulgurante fin de carrière, mais qui assure un revenu régulier et sans surprise.

Néanmoins, nous nous sommes souvent retrouvé en situation inconfortable, mais avons toujours trouvé une solution de secours. Je me souviens de collègues de l’Enchanteur, deux salaires, deux enfants nous disant : « mais, nous, on ne peut pas le faire, nous n’arrivons déjà pas à joindre les deux bouts ! ». Comme quoi tout est question de choix personnels.

Nombres d’années ont passées, à force de travail (euh, il n’y a pas quelqu’un qui a vanté la valeur travail dernièrement ?) nous avons une maison à nous ; nos Bugale sont ados et il ne reste que quelques petites années à passer en IEF. Mais soudain, les choses semblent se précipiter.

Face à une crise dans le couple, les accords passés me semblent soudain plus fragiles et dérisoires.

Et si la fée Viviane libérait l’Enchanteur de l’arbre dans lequel elle le retient prisonnier (par Amour, bien sûr !). Trêve de légende, les questions m’assaillent.

Il y a le fait qu’il semble bien difficile en divisant les biens de notre couple par deux de maintenir cette vie bien installée pour moi et les Bugale autour de l’IEF. Une vie, au départ, avec de jeunes enfants sans possibilité de baby-sitter, de ciné, de petits restos, mais une vie que l’on a réussi finalement à installer à la campagne dans un environnement sympa avec un rythme respectueux. Une vie que j’aime, mais qui devra peut-être céder la place, pour raison financière, à une vie de femme active (comme l’on dit), qui devra soudain à  40 ans se construire une carrière et n’a aucune chance de se construire une retraite financièrement cohérente. Je me souviens de ma vingtaine adepte de principes féministes....qu’en ai-je fait ? Me voilà confrontée aux mêmes problèmes que nos mères et grand-mères.

Bien sûr, il y a 15 ans, en abandonnant ma profession pour élever mes Bugale, je n’avais pas envie de penser à cela. Mais aujourd’hui, je me dois d’ouvrir les yeux.

La question financière ne se pose donc pas uniquement dans le casse-tête de faire vivre une famille sur un salaire, ça pose un problème financier à beaucoup plus long terme. Heureusement que l’on y pense pas au début, ou l’on ne se lancerait jamais. Je ne regrette rien, et recommencerai volontiers, je sais juste que j’ai, peut-être, mangé mon pain blanc.

Je ne devrais finalement pas vous raconter cela, puisque c’est plutôt dissuasif...mais ce blog n’est pas là pour donner une image d’Epinale de l’IEF. Comme pour tout, il y a des inconvénients, et il s’agit d’en prendre conscience et de bien les peser avant de se lancer.

 

 

 

 

Par laféeViviane - Publié dans : Farandole sans école
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Mercredi 11 avril 2007

Si mes bugale étaient allés à l’école, j’aurais pu faire carrière dans ma profession !

 

 

J’étais infirmière puéricultrice, je serais aujourd’hui cadre infirmier, surveillante d’un service hospitalier ou enseignante dans une école d’infirmière puéricultrice...ou alors j’aurais fait 13 ans dans le même service de Protection Maternelle et Infantile des Mureaux, sans réelle promotion ! Est-ce que cela m’aurait plus épanouie ?

 

 

Dans ma non profession, j’ai exploré à fond tout un tas de compétences, j’ai découvert des perspectives passionnantes à mon rôle de mère à 100%. Je suis devenue un cadre supérieur dans ce domaine. Ce que je pourrais exploiter plus tard, si je retrouve le monde du travail.

 

 

 

 

 

Si mes bugale étaient allés à l’école, j’aurais  aujourd’hui une vraie reconnaissance sociale en ayant poursuivie ma profession.

Et au moins à la question : « Quelle est votre profession ? » je ne répondrais pas « sans ! ». Mais cette réponse peut souvent être enrichie et les débats qui s’en suivent sur la liberté du choix d’instruction sont souvent très riches.

 

 

Et aurais-je été aussi mobile que je l’ai été ? Serions-nous installés dans une maison en bord de mer ? Sans travail pour moi, nous avons pu déplacer toute la famille facilement quand l’enchanteur s’est vu offrir une opportunité à Saint Malo. Et nous pouvons librement le rejoindre à Paris, maintenant qu’il y est reparti sans pour autant renoncer à notre vie de bord de mer ; parce que je n’ai pas d’emploi, et car les bugale ne vont pas au collège.

 

 

 

 

 

Si mes bugale étaient allés à l’école, nous aurions deux salaires et donc plus d’argent.

 

 

Que nous aurions dépensé en mode de garde, en dépenses diverses et variées (vêtements, cantine, moyens de transport...) pour faire face à une socialisation importante.

 

 

Difficile de faire avec un seul salaire, mais les dépenses sont moins importantes tout de même et plus facile à compresser.

 

 

 

 

 

Si mes bugale étaient allés à l’école, leurs frais de scolarité n’auraient pas été à notre charge.

 

 

A condition de les scolariser dans le public tout de même. Et certes, je paye tous les manuels ou méthodes diverses, les sorties .... mais au moins nous avons le choix de ce que nous achetons, et sommes capables donc de cibler nos préférences, et mes bugale ne sont pas tributaires de choix qu’ils n’ont pas fait.

 

 

Je me sens ainsi également complètement responsable de l’éducation de mes bugale, et non dépendante d’un état.

 

 

 

 

 

Si mes bugale allaient à l’école, ils auraient pleins de copains.

 

 

Et passeraient plus de temps avec leurs copains qu’avec leur famille, finalement ils seraient plus liés à leur groupe d’amis qu’à leur famille. A la maison, les bugale sont meilleurs amis entre frères, à force d’être ensemble des liens très forts se sont établis, une grande complicité entre eux existe. Ils ont des copains, mais n’en sont pas dépendants. Ils aiment être en compagnie d’autres jeunes, mais apprécient largement de se retrouver seuls tranquilles à la maison.

 

 

 

 

 

Si mes bugale allaient à l’école, j’aurais plus de temps pour moi.

 

 

Et donc j’irais travailler, et je ferais la double journée des femmes qui ont une activité salariée et une famille à élever...Aurais-je plus de temps pour moi ?

 

 

Le temps où j’élève mes enfants ne correspond qu’à à peine un cinquième de ma vie (et oui ! je vais vivre jusqu’à au moins 100 ans et en bonne santé bien sûr !), c’est donc peu long, je crois que je peux bien leur consacrer ce temps. Du coup, à être autant avec eux, je connais bien mes bugale et ai toujours eu l’impression de bien profiter d’eux, ce qui fait que je n’ai pas de difficulté à les laisser partir et ne ressens pas de manque quand ils ne sont pas avec moi. C’est vrai que ce temps passe vite, je n’aurai pas de regret, j’en profite au maximum.

 

 

 

 

 

Si mes bugale allaient à l’école, nous aurions une vie mieux réglée, plus régulière.

 

 

C’est sûr qu’à la maison, un rien vient bouleverser le déroulement de la journée, et il faut avoir de la volonté pour ne pas se laisser déconcentrer par la vie !(mais n’est-ce pas plutôt ça la vie, être disponible à la vie)

 

 

Quelle liberté aussi !

 

 

Et la vie comporte moins de stress pour les bugale : réveil plus naturel, à une heure plus raisonnable, repas équilibrés et pris dans le calme, bref un rythme de vie beaucoup moins stressant qui laisse place aux initiatives personnelles. Pour les enfants et également pour moi ! J’ai aussi moins besoin de les presser et d’être exigeante (sur la tenue vestimentaire par exemple) et j’ai  donc moins de raison de râler.

 

 

 

 

 

Si mes bugale allaient à l’école, le poids de leurs études ne pèserait pas sur moi.

 

 

C’est sûr que c’est une sacrée responsabilité et j’essaye d’aménager les choses au mieux pour moi aussi. Mais, au moins, je me sens responsable jusqu’au bout, et actrice dans cette responsabilité et non totalement démunie face à un corps enseignant tout puissant. Je connais beaucoup de parents désemparés et impuissant face à ce que l’on propose à leurs enfants comme orientation en fin de collège.

 

 

 

 

Si mes bugale allaient à l’école,...

 

 

Si mes bugale allaient à l’école,...

 

 

Si mes bugale allaient à l’école,...

Je crois que je pourrais continuer longtemps comme cela.

J’ai été un peu nombriliste dans ce post, et ai peu parlé de ce que cela apporte à mes bugale de ne pas aller à l’école. J’ai peu parlé en terme d’apprentissage, et en terme de liberté d’instruction. En 12 années d’IEF peut être que je fatigue un peu sur ce thème. De plus, j’ai fêté mes 40 ans, il y a peu, et c’est le moment de me pencher un peu plus sur moi...c’est souvent l’heure du  bilan personnel. C’est ce qui m’arrive, après m’être beaucoup interrogée sur mes bugale, j’observe un retour sur moi. Se profile à l’horizon le moment où mes bugale vivront leur vie hors de la famille et je sens que, doucement, se prépare ce moment dans ma tête. C’est important, car ils occupent une place énorme dans mon quotidien.

Alors pour les avantages et inconvénients de l’école à la maison pour les enfants, lisez les autres post de la Farandole Sans Ecole n°4, je suis persuadée que vous y trouverez pleins de pistes intéressantes.

Par laféeViviane - Publié dans : Farandole sans école
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