La complète comme :

Comme la galette de blé noir, oeuf, jambon, fromage,

Bretagne oblige !


Comme l'édition complète de nos aventures familiales.


Moi, la fée Viviane, m'en vais vous narrer notre instruction en famille.

Jeudi 25 janvier 2007

Fichier hébergé par Archive-Host.comJ'ai beau être mère de trois garçons,  je me sens vraiment concernée par la place de la femme dans notre société.

D'autant plus que certains jours, je m'interroge sur notre place, à nous mamans qui homeschoolons nos enfants.

Qu'ai-je fait de mes idées féministes en restant à la maison pour élever mes enfants ? Rôle important auquel je crois très fort, mais qui en ce moment m'interroge.

Cette petite animation  me plait vraiment, elle doit provenir de l'observatoire de la parité et je l'ai trouvée ici : http://sosses.over-blog.com/article-5328372.html ,un article très intéressant sur l'évolution dans les 10 ans du marché du travail vu sous l'angle de la mixité professionnelle. Pas très réjouissant ces prévisions, l'auteur du billet incite à se mobiliser pour la place des femmes dans le monde du travail.

Par laféeViviane - Publié dans : la dame du lac
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Mercredi 24 janvier 2007

...dans les grandes villes quand ils ne sont pas à l’école.

C’est vraiment la question que je me pose depuis que nous séjournons régulièrement à Paris. Bon sang, mais où sont-ils donc, quand ils ne sont pas à l’école. Pas dans les squares et les parcs, les miens semblent toujours être les plus vieux. Pas dans le métro, je vois bien des petits avec leurs parents, mais très peu d’ados et pré-ados. Pas dans les musées, là, je rigole vous vous en doutiez, on les compte sur les doigts de la main, un, deux, trois, quatre, cinq jeunes, dont trois à moi. Pas à la piscine, où alors dans les cours, mais là je les comprends…j’en ferais bientôt un post-coup de gueule. Pas au cafézoïde, les enfants présents y sont toujours beaucoup plus jeunes que les miens. Chez Gameworkshop L, oui, c’est vrai, ils y sont , je confirme, c’est commercial, mais peut-être pas si mal. A la bibliothèque, oui, oui, il y en a quelques uns là, mais pas tous.

Alors où ?

Dans des activités diverses et variées, sports, théâtre, musique…Toute la journée ? Au prix des activités à Paris, et bien dites-donc, ils ont des parents avec de sacrés revenus !

Tous partis habiter en région parisienne ou en province ? Peut-être.

Ah, non, j’ai une autre idée…des heures durant devant, console  de jeux, TV, jeux en réseaux,  et autres écrans.

Bingo, je crois que j’ai raison, ils doivent être là, enfermés dans leurs chambres les yeux rivés des heures durant sur les écrans.

 

Non, non, je ne juge pas si facilement, ne vous y trompez pas…

 

A suivre

Par laféeViviane - Publié dans : lacomplete
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Mardi 23 janvier 2007

Allez voir sur le.bloblog.a.sa.memere la proposition de donner 5 minutes de répit pour la planète en éteignant les lampes et veilleuses pendant 5 minutes le 1er février entre 19 h55 et 20 h00.

Et bien moi, je suis verte ! J'ai échangée mon modem ADSL dernièrement contre une Livebox de chez Orange dans le but qu'elle me serve de routeur afin de mettre mes ordi en réseau. Très bien, me direz-vous ! Oui, très bien, sauf que cette maudite boite a deux veilleuses qui restent allumées en permanence, même quand l'ordinateur est éteint et qu'elle ne sert à rien. Pour voir  disparaitre ces deux petits voyants lumineux, il faut débrancher la bestiole. Et débrancher-rebrancher des appareils pleins d'electronique ultra-sensible, c'est pas très bon !

Comment peuvent-ils faire encore des erreures aussi grossières ?

Par laféeViviane - Publié dans : garder le lac propre
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Dimanche 21 janvier 2007

Réclamée par Bugale1er, soirée galette. C'est son met préféré, il est capable de battre le record des Complètes avalées. Et c'est costaud une Complète. Pour ceusse qui ne connaitraient pas : une galette, une tranche de jambon, un oeuf, du gruyère, on ferme la galette et l'on met du beurre (demi-sel, le beurre !) par dessus tout cela.

C'est l'Enchanteur qui est spécialiste de la confection des galettes chez nous. Il est pourtant originaire du nord de la France lui, mais a appris auprès de sa belle maman. Moi, vrai bretonne, je n'ai jamais appris à les faire, et maintenant je m'en garde bien, car soirée galette, pour moi rime avec REPOS

Par laféeViviane - Publié dans : lacomplete
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Samedi 20 janvier 2007
 Je descends à pied du deuxième étage de notre belle tour Effeil vers le premier (beaucoup plus facile que la montée), il fait nuit mais je baigne dans une lumière orange. Les deux mains dans les poches de mon manteau bien chaud, l'air frais me balaye le visage et mes cheveux volent. En dessous, j'entends la cavalcade dans les escaliers des cinq ados qui m'accompagnent et qui rient en dévalant les escaliers le plus vite possible...une bouffée de bonheur m'envahit et reste bien ancrée dans mon coeur depuis, comme une bouée de sauvetage pour les moments plus tristes.
Par laféeViviane - Publié dans : la dame du lac
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Vendredi 19 janvier 2007

Un projet avec mes trois bugale, un projet ancien.  En 1997, ils avaient respectivement 5 et 3 ans, nous avions lancé un journal familial nommé "La complète". Journal d'avant l'ordinateur, tout fait main, photocopié en noir et blanc. Archaïque, je vous dis ! Mais cela marchait, nous en avons sorti  9 numéros en trois ans, publiés à plus de 25 exemplaires. Les heureux destinataires : la famille et les amis. L'idée nous était venue pour garder des liens, car nous venions de déménager .

Puis est arrivé un ordinateur tout neuf, tout beau. Et la possibilité de faire un journal, tout propre, tout beau, tout neuf....un numéro a vu le jour, mais n'a jamais été diffusé, faute de pouvoir le photocopier avec toutes ses belles couleurs. On n'a jamais réussi à s'adapter à la modernité, et le projet à tout doucettement été oublié.

Jamais complètement, nous avions commencé un site, mais avec un débit internet si lent et un ordi si vite obsolète, que le site n'a jamais été mis en ligne.

Depuis cet été, l'idée du blog me titille, et j'en parle régulièrement comme d'un prolongement de feu notre journal, à faire tous les quatres. Mais, mes maintenant trois adolescents en ont eu marre de m'entendre faire des projets qui mettent du temps à se réaliser et m'ont devancée. Ils ont créé chacun leur blog.

Me voilà seule pour réaliser celui-ci, qu'à cela ne tienne, je relève le défi, je conserve par nostalgie le nom du journal et rejoins la bande de maman homeschooleuses bloggeuses.

Par laféeViviane - Publié dans : lacomplete
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Mercredi 10 janvier 2007

Il est question pour cette première farandole sans école de retour aux sources, j’ai l’impression de l’avoir fait tellement de fois déjà ! Si bien que j’ai envie de remonter plus loin, vers des sources un peu enfouies, qui se sont révélées avec le temps ; vers un chemin de vie que nous avons inventé, découvert, trouvé au fil du temps…

Je crois que sans le savoir j’étais, depuis l’adolescence peut-être, à la recherche d’un modèle éducatif qui respecterait mes enfants. C’était certainement le but caché de ma vocation d’infirmière puéricultrice, décidée alors que j’avais une dizaine d’année.

Je n’ai pas rencontré, jeune femme, ce mouvement de maternage très respectueux du jeune enfant  alliant portage-cododo… qui s’appelle l’éducation proximale (et, oui, à l’époque pas d’Internet pour élargir les horizons !). La direction que j’avais prise en était vraiment éloignée, car dans l’enseignement infirmier on vous inculque plus facilement les règles d’un maternage distal. Malgré tout, déjà, parmi les grands principes infirmiers et de puériculture rigoureux, dirigistes et normatifs, j’avais réussi à trouver des pistes intéressantes, à dégager des grandes lignes de ce qui me semblait être une éducation respectueuse de l’enfant. Il faut dire que l’école de puéricultrice de Rennes à cette époque là était assez marginale en la matière et je me souviens de deux enseignantes formidables.

Je me souviens aussi du service de Néo-nat. de Quimper, où les parents pouvaient se retrouver avec leur petit bout malade dans une petite salle de jeux chaleureuse où l’on abandonnait un instant quelques principes de rigidité hospitalière pour qu’ils puissent se rencontrer autrement ; où l’on encourageait les mamans et les papas à parler à leur petit en couveuse, à les toucher ; où l’on favorisait le lien parents enfants malgré les contraintes d’un service de pointe.

J’ai souffert lorsque pour mon premier poste d’infirmière puéricultrice, je devais suivre les pas de la surveillante du service. Une vrai tortionnaire, interdisant aux femmes de garder leur bébé trop dans les bras sous prétexte d’en faire des enfants capricieux, les bébés dormant en pouponnière et non dans la chambre de la maman, , c’était il y a seulement 20 ans …et moi j’expliquais au nouveau-né que la piqûre faisait un peu mal, que ce serait bientôt fini, et qu’il pourrait très vite se retrouver dans les bras de sa maman… 6 mois m’ont suffit pour savoir que je ne pourrais le supporter plus longtemps et que j’étais trop jeune et inexpérimentée pour lutter.

Heureusement les portes d’une crèche d’inspiration montessorienne, couplée à un jardin d’éveil m’ont été ouvertes et j’y ai encore appris beaucoup et surtout expérimenté, in vivo, la pédagogie Montessori.

Le passage en protection maternelle et infantile m’a conforté dans tout ce que je ne voulais pas pour mes enfants.

Mon aîné avait alors un an, et les deux autres s’annonçaient ; j’ai cessé de travailler et forte de toutes ces expériences, j’entrais dans ma pratique faite de parole à l’enfant, de jeux partagés, d’écoute, de rires communs…suivi par le papa, étonné peut-être, mais confiant.

Tout cela nous a mené jusqu’à cette rentrée des classes ratée pour mon grand garçon, faute d’être tombé sur la bonne personne en guise de maîtresse !

Rien de consciemment réfléchi, un chemin qui se déroule, des rencontres qui s’enchaînent, des évènements sur lesquels on rebondit, et la vie qui nous force la main. Jamais, je n’aurais imaginé ne pas mettre mes enfants à l’école, comme beaucoup nous ne savions pas que c’était possible ; mais notre enfant, la vie et les ressources des années passées nous y ont poussé.

Et ce fut une découverte, non pas que nous étions bien tous à la maison (nous le savions déjà), mais qu’il était possible de poursuivre cette si jolie vie, de l’intensifier aussi. Et de poursuivre très longtemps.

Dès l’année suivante, notre grand garçon aurait pu retourner à l’école, mais il n’en était déjà plus question. D’une contrainte, c’était, en une année, devenu un choix délibéré !

 

 

 

En remontant ce chemin, je sens bien que je l’ai cherché mais que c’est finalement  l’IEF qui nous a  trouvé.

Texte écrit pour la première édition de la farandole sans école

Par laféeViviane - Publié dans : lacomplete
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